Le salaire complet.

 

 

Sommaire.

1. Entretien audio de septembre 2009.

2. "Liberté économique et progrès social", bulletin trimestriel n° 74, mai 1995.

3. "Liberté économique et progrès social", bulletin trimestriel n° 116, juillet 2006.

4. "Liberté économique et progrès social", bulletin trimestriel n° 131, avril 2010.

5. Entretien audio-video sur le salaire, avril 2017.

 

1. Entretien de septembre 2009.

Entretien avec Axel Arnoux, chef d'entreprise.
Axel 07.09.09.mp3
Fichier audio MP3 [17.2 MB]

Georges Lane s’entretient, en septembre 2009, avec Axel Arnoux, industriel, à propos de la lancinante question des charges captées, au détriment des salariés comme de l’entreprise, par les systèmes sociaux monopolistes obligatoires.

 

2. Bulletin trimestriel "Liberté économique et progrès social", n° 74, mai 1995.

 

AVANT-PROPOS

 

Nous sommes et nous serons jusqu'à l'été 1995 dans ce paradis politique baptisé joliment « état de grâce » et qui ne dure pas moins de 100 jours ; pourvu que Jacques Chirac en profite pour lire le bulletin de l'ALEPS !

 

Evidemment c'est mon voeu le plus cher puisque, parmi les projets que nous aimerions voir traiter au plus vite, il y a celui du salaire direct — ou mieux salaire complet — qu'Axel Arnoux expose en page 2.

 

 

[...].

Jacqueline Balestier

Secrétaire général de l'ALEPS

 

Axel ARNOUX

 

LE SALAIRE DIRECT

 

 

1. La valeur du travail

 

II ne viendrait à l'idée de personne de considérer que 20 heures de travail d'un électricien ne valent que 1 000 francs alors que sa facture est de 1 750 francs, sous prétexte que les 750 francs de différence sont des taxes sur le travail. La vraie valeur de son travail est bien de 1 750 francs, payée par le client.

 

Ce principe pourrait aussi être appliqué à l'entreprise. Si une personne travaille dans une entreprise pour un salaire net payé de 5 733 francs, soit un salaire brut de 7 000 francs, donc un sa/aire direct complet de 10 267 francs toutes taxes et impôts confondus (part salariale et part patronale), il serait logique que ces 10 267 francs figurent sur son bulletin de paye comme expression du prix réel de son travail.

 

Si la valeur réelle du travail c'est le salaire direct complet, il serait normal que celui-ci soit reconnu par la loi afin que chacun sache ce qu'il gagne vraiment. Il serait donc souhaitable que la loi reconnaisse les droits de propriété des personnes sur le salaire direct complet (les 10 267 francs dans l'exemple).

 

A partir du moment où une personne est propriétaire de son travail et de sa valeur réelle, il apparaît honnête que tous les impôts ayant comme base fiscale les revenus de travail soient clairement exprimés sur le bulletin de paie, et calculés en fonction du salaire direct complet.

Le salaire direct permet de connaître le prix réel d'un emploi en tenant compte de toutes les taxes qui sont prélevées sur celui-ci. II favorise une meilleure compréhension des réalités, et une clarification des débats à propos des revenus du travail, des coûts de la « sécu », et permet de connaître, enfin, la vraie distribution financière de chacun à la solidarité.

 

Chacun doit pouvoir connaître la vérité économique et fiscale de son pays, mais surtout, et en tant que créateur de ses revenus grâce à son travail, devrait pouvoir faire exactement ce qu'il veut avec son salaire direct complet, même s'il y a des obligations à s'assurer et à épargner.

 

Dans cette même logique, les entreprises devraient verser le salaire direct à leurs collaborateurs, à charge pour chacun (en collaboration avec l'entreprise, selon les souhaits) de choisir librement comme assurance la « sécu » ou d'autres organismes si ceux-ci sont moins chers. Cela permettrait ainsi de favoriser l'autonomie de chacun, et d'augmenter le salaire actuel sans pour autant perdre les avantages de la sécurité en matière d'assurance.

 

 

Exemple de salaire direct complet mensuel (annuel)

 

NET PAYÉ ACTUEL      

 

5 227 F (62 724 F)

5 733 F (68 796 F)

6 150 F (73 800 F)

6 655 F (79 860 F)

7 100 F (85 200 F)

7 926 F (95 112F)

 

IMPÔT ACTUEL

 

3 784 F (45 408 F)

4 692 F (56 305 F)

4 613 F (55 356 F)

5 040 F (60 480 F)

5 329 F (63 948 F)

6 601 F (79 212 F)

 

SALAIRE DIRECT FUTUR

 

  9 077 F (108 924 F)

10 267 F (123 204 F)

10 856 F (130 272 F)

11 802 F (141 624 F)

12 548 F (150 576 F)

14 675 F (176 100 F)

 

 

 

On prétend souvent que plus de la moitié des Français ne payent pas d'impôts sur le revenu.

C'est faux !

La conception du salaire complet permet de prouver que toute personne travaillant dans notre pays, paie un impôt de 42 % par rapport à son salaire direct complet, et, sans le savoir, car c'est un prélèvement à la source.

 

 

2. La fiscalité

 

Dans l'ancien bulletin de paie, la fiscalité sur le travail est présentée en 2 parties et 40 rubriques.

Ce sont les charges sociales {parts salariales et parts patronales), calculées par rapport au salaire brut.

Sans rien changer au net payé actuel, il serait possible que ces deux parties fusionnent en une seule, et s'appellent « impôts sur le travail », afin de simplifier les choses.

 

Les impôts sur le travail et la réglementation ont doublé en 25 ans avec les conséquences que l'on connaît en matière d'initiative privée réduite, de délocalisation industrielle, de faillite, et de chômage.

Par exemple, la hausse du plafond de la « sécu » a été de 950 % en 23 ans pour une inflation de 420 %, tandis que, dans le même temps, les prix industriels baissaient.

Les pertes de la « sécu » atteignent maintenant 50 milliards de francs par an malgré les 15 plans de sauvetage (moins de remboursements ou de pensions, plus de cotisations et de réglementations, et le développement du sentiment d'insécurité)

 

Depuis 1946, aucun impôt sur le travail n'a fait l'objet d'un vote au Parlement.

 

En effet, les députés ne connaissent pas cette fiscalité puisque celle-ci est organisée par les ministères des Finances, du Travail, de la Santé, ainsi que par les corporations patronales et syndicales dans le cadre de la gestion « paritaire » nationale et locale. Cette fiscalité est ensuite modifiée, ou augmentée, puis confirmée par un simple texte administratif.

La constitution de 1789 (articles 2 et 6) et celle de 1958 (titre 5, article 34) ne sont donc pas respectées (vote des impôts par le Parlement). Le budget de la « sécu » est « évalué » à 1 700 milliards de francs.

 

Les citoyens n'ont pas pu clairement connaître cette augmentation permanente de l'impôt sur le travail car la fiscalité en la matière est très complexe.

 

Le code de l'URSSAF, le code fiscal, comme le code du travail qui servent d'ossature aux charges sociales sont devenus illisibles, et changent sans arrêt (des milliers de textes, plus de 250 rubriques informatiques...}. La plupart des individus ne comprennent plus les bulletins de paie, et les entreprises ne cessent d'être taxées et contrôlées. Ces règlements multiplient les risques d'erreurs et d'incompréhension.

 

Dans le système actuel, chaque fois que les rémunérations individuelles changent, le prix des assurances et des impôts augmentent, alors que les services fournis à chacun par l'État et la « sécu » restent les mêmes. C'est la logique des impôts actuels.

 

Chacun souhaite accéder à une assurance maladie, accident au travail, perte de revenus, retraite, soins médicaux, hôpitaux... Consommer ces services apparaît comme fondamental. L'État et les corporations ont le monopole public de ces services, et leurs recettes proviennent de l'impôt sur le travail.

 

 

3. Les assurances.

 

Les retraites à étudier

 

Pour un salaire direct complet et mensuel de 10 267 francs, la cotisation mensuelle pour la retraite par répartition est de 1 494,50 francs. Cette cotisation donnera probablement droit, et après 40 ans de travail, à une retraite mensuelle de 4 200 francs dans le système actuel de répartition (CSG déduite).

 

Si cette cotisation de 1 494,50 francs avait été placée tous /es mois, et pendant 40 ans sur un compte d'épargne au taux réel de 4 % l'an (l'inflation est déduite), le capital obtenu serait de 1 565 808 francs. C'est le principe de la capitalisation.

 

Ce capital pourrait alors être replacé dans les mêmes conditions pendant 25 ans par exemple, offrant ainsi une rente mensuelle de 7 816 francs jusqu'à l'âge de 90 ans, pour un départ en retraite à l'âge de 65 ans. En cas d'accident, avant ou après 65 ans, ce capital épargné serait retransmis selon les choix de chacun, alors qu'actuellement les cotisations et la retraite sont perdues.

 

Le futur des retraites actuelles «

 

Dans un « livre blanc » sur les retraites : Contrat entre les générations publié par un gouvernement en 1991, il a été démontré que le système par répartition exploserait vers les années 2010-2015 pour des raisons de démographie et d'allongement de la durée de vie. Le problème pourrait donc être le passage d'un système par répartition à un système par capitalisation sans trop porter atteinte aux droits acquis de ceux qui ont commencé à cotiser ou qui sont en retraite ; c'est malheureusement déjà le cas (sans passage entrée les deux systèmes) avec la CSG et d'autres taxes prélevées sur les pensions, afin de pouvoir payer les retraites actuelles. (Les pensions de retraite n'ont pas été réévaluées depuis 2 ans, et ceux qui travaillent doivent maintenant payer des impôts plus longtemps.)

 

Si vous êtes convaincu de la faillite du système de retraite par répartition, et que vous souhaitez que les jeunes générations évitent ce risque futur ; seriez-vous favorable à un transfert progressif d'un système à l'autre avec mise en route immédiate de la capitalisation individuelle (Fonds de pension libre et exonéré d'impôts), et avec un arrêt définitif de la répartition dans 20 à 40 ans après épuisement des droits de chacun ?

 

Les assurances

 

Si vous étiez favorable à la mise en concurrence des caisses actuelles (qui ont le monopole), et dès l'instant où le salaire direct complet serait reconnu,  vous pourriez choisir vous-même vos assurances, ou confier à l'entreprise le soin de mener en votre nom les premières négociations afin de bénéficier de meilleures sécurités et de meilleurs prix avec un contrat de groupe.

 

L'assurance maladie

 

Les premières études d'assurance maladie privée en Europe montrent que la prime annuelle serait de 13 000 à 15 000 francs selon qu'il s'agit d'un contrat pour un célibataire ou une famille, et pour un régime de base comprenant l'assurance complémentaire (les prix et les contrats seront à confirmer et à analyser).

 

Le « système » facture de 16 000 et jusqu'à 55 000 francs par an, par personne, et, au-delà selon les revenus de chacun ; celui-ci, par ailleurs et de façon autoritaire, n'hésite pas à réduire les pourcentages de remboursement, et à multiplier le nombre de médicaments non remboursés (2 000 aujourd'hui), sans aucune possibilité de recours de la part de « ses clients » qui ont payé l'impôt en travaillant.

 

Ce calcul a été fait pour une personne gagnant entre 1 fois et 4 fois le « SMIC » en salaire direct complet. Les écarts entre les prix de la concurrence et les coûts du monopole public pour ce poste laissent apparaître un gain.

 

Le net payé serait donc augmenté, d'autant plus pour une famille qui travaille et qui pourrait bénéficier d'un seul contrat familial au lieu d'en payer deux comme aujourd'hui.

 

 

L'assurance accident au travail

 

En matière d'assurance accident au travail, une autre étude montre que celleci coûterait 800 francs, par an et selon les risques, alors que les monopoles facturent leurs coûts de 1 000 à 4 308 francs par personne, et au-delà, selon les revenus. Le net payé serait donc amélioré en conséquence. En toute logique cette assurance devrait être gérée dans le futur par les entreprises.

 

Les monopoles de la médecine du travail

 

La médecine du travail facture la visite annuelle obligatoire (dans un camion « médical ») entre 300 et 500 francs selon les départements. La consultation d'un médecin de famille, généraliste ou spécialiste, est de 110 à 150 francs, visite médicale qui devrait être un choix libre et privé, respectueux de l'intimité des personnes... Une économie pourrait donc être réalisée, et venir augmenter le net payé.

 

Assurance perte de revenus (chômage)

 

Dans l'hypothèse où une compagnie offrirait le service de l'assurance chômage, il est probable que celle-ci proposerait un contrat dont le montant de la prime dépendrait des préférences personnelles ainsi que des cotisations obligatoires d'une assurance maladie et retraite. Ainsi, les personnes calculeraient leurs souhaits de « salaire » mensuel, leur durée en cas de chômage, et paieraient une prime plus ou moins importante. Ces techniques existent déjà en matière de risques industriels (« risque de perte d'activité suite à un dommage »). Les monopoles publics, pour ce type d'assurance « perte de revenus », facturent annuellement leurs coûts de 6 420 francs jusqu'à 31 452 francs et au-delà selon les salaires directs complets.

 

 

Les autres prélèvements

 

Les autres impôts prélevés sur le salaire direct pourraient très bien faire l'objet d'une évolution. Ils pourraient être transformés en un compte d'épargne spécialisé ou un versement direct (logement, allocations familiales, transport, formation) appartenant aux salariés. Les monopoles publics prélèvent ces impôts pendant 40 ans de travail pour ensuite en redistribuer une partie pendant 5, 10 ou 20 ans selon les cas et les situations personnelles (famille,

enfants, lieu de travail, habitation...).

En définitive, tous ces impôts*prélevés chez chacun pendant 40 ans de travail correspondent indirectement à des consommations obligatoires, aux prix forcés, sans contrat, ni possibilité de libre choix individuel.

 

Les assurances ont souvent mauvaise presse. Le sentiment de ne pas être bien remboursé (ou trop lentement) ne favorise pas leur réputation. On pense souvent que leurs prix sont excessifs. Cela est parfois vrai, cela est parfois inexact. Chaque compagnie ayant ses défauts et ses qualités, c'est le propre même du marché d'éliminer ceux qui « exagèrent ». Mais savons-nous que ce secteur est l'un des plus taxés de notre pays ? Des études montrent que, dans une prime d'assurance voiture, il y a près de 30 % de taxes (hors TVA). De même, la réglementation obligatoire complique et fausse les contrats au point de laisser chez les consommateurs un sentiment de vol. Donc, une déréglementation et une défiscalisation assez massive de ce secteur apparaît nécessaire afin de favoriser une plus grande honnêteté.

 

Après 50 ans de dirigisme économique, il faut du temps pour que chacun et chaque entreprise réapprenne à être libre. Il pourrait donc apparaître souhaitable que, pendant quelques années, une réglementation légère du marché subsiste, le temps nécessaire à ce que celui-ci s'établisse. C'est-à-dire :

 

L'obligation pour chacun de s'assurer contre les incertitudes de la vie, l'obligation pour les assureurs de se réassurer (certains le pratiquent déjà), l'interdiction dans les contrats de faire référence à un dossier médical, et l'interdiction pour les assureurs de refuser un client.

 

Malgré les démonstrations ci-dessus, il a été impossible pendant de nombreuses décennies de faire évoluer les monopoles publics actuels, comme si l'absence de concurrence, avait conduit en 50 ans à l'absolutisme autoritaire imposé à tous.

 

 

4. Les monopoles

 

Un monopole public est caractérisé par l'absence de concurrence, présente et future (interdiction légale d'entrée sur un marché).

 

Si le boulanger de notre ville avait le monopole du pain, il y a de fortes chances pour que, à terme, celui-ci augmente le prix de ses produits, et laisse se dégrader la qualité, afin de faire plus de profits. Il aura appris que quoi qu'il fasse, sa « clientèle » est obligée de passer par lui. Sa volonté de bien accueillir, de bien servir, d'innover aura disparu, faute de concurrence, remettant en cause le privilège de son monopole. Il finira donc par imposer son type de pain, ses prix, selon son bon vouloir, quels que soient les désirs des consommateurs. Les clients n'ayant plus le choix, ils ne pourront plus sanctionner le fournisseur, et perdront ainsi une part de leur liberté et de leurs finances. La responsabilité aura, par ailleurs, tendance à disparaître, et le système de prix sera de plus en plus faussé au point de désorienter les consommateurs comme les producteurs.

 

Nous sommes tous attachés à la sécurité sociale et les différents sondages le montrent régulièrement. Mais cet attachement correspond davantage au souhait de satisfaire les besoins de protection sociale de chaque personne qu'au souhait de voir prolonger l'existence d'une production monopolistique en matière d'assurance... communément appelée : la « Sécurité Sociale ». Il  faut, en effet, distinguer le besoin d'un produit (la sécurité dans le cas présent) et la production de celui-ci.

 

En d'autres termes, et par exemple, on peut souhaiter que tout le monde puisse consommer du pain sans pour autant souhaiter transformer nos boulangeries en monopole public et corporatiste.

 

On prétend souvent que la France a le meilleur système de protection sociale au point que « le monde entier l'envie ». Mais comment peut-on dire qu'il est le « meilleur » puisqu'il n'y en a qu'un (pour cause de monopole) ?

 

On prétend encore que ce système est juste car il protège tout le monde. Or, en ce moment même, des centaines de milliers de paysans vivent avec moins de 1 900 francs de retraite par mois pour cause de faillite de la Caisse de retraite des agriculteurs (MSA). Des dizaines de milliers d'artisans ont fait faillite parce qu'ils n'arrivaient plus à payer les impôts, tandis que 5 à 6 millions de personnes ne trouvent pas de vrai travail. Les hommes de l'Etat et des corporations ne seraient-ils pas en train d'abuser de leur situation dominante ?

 

Nul n'est censé ignorer la loi.

 

Avez-vous déjà analysé complètement les 61 codes (dont 8 000 lois, 400 000 décrets, et 20 000 directives) qui régissent toutes les activités humaines (individus et entreprises) ?

 

A priori, aucun individu n'ignore les contrats de travail, ou de location qu'il a personnellement signés. Un contrat c'est « la loi entre les signataires » qui agissent volontairement, et selon les informations disponibles de chaque partenaire. La réglementation, c'est une décision unilatérale des hommes de l'État, parfois rétroactive, évoluant sans cesse, de façon aléatoire, et toujours imposée uniformément à tous, quelles que soient les situations particulières.

 

C'est en 1946 que le monopole de la protection sociale a été installé en France. Le salaire direct complet, 50 ans plus tard, ouvre d'autres horizons.

 

Déjà l'Allemagne vient de mettre en concurrence son système de protection sociale avec libre choix des consommateurs dans le cadre des directives européennes (92-94 et 92-96). Ce qui compte, c'est que chacun puisse financièrement (grâce au salaire direct complet) accéder aux assurances de son choix en étant bien conseillé, et non pas de financer les déficits perpétuels des services publics de protection sociale (la « sécu »).

 

 

. La solidarité autrement ?

 

Avant de redistribuer des richesses, il apparaît évident que celles-ci doivent être créées, et dans tous les cas, ne pas être détruites par les inconséquences irresponsables des systèmes publics.

 

Il n'appartenait pas à cette enquête d'analyser tous les tenants et aboutissants de la solidarité, tant sur le plan économique que philosophique. En effet, la solidarité est un choix personnel, et un choix de société par l'intermédiaire des instances parlementaires (les députés). Séparer ce qui est du ressort de la solidarité, de ce qui est du domaine des assurances, et après mise en place du salaire direct complet, ne remet pas en cause les « socles de solidarité universelle » mais permet de redéployer sérieusement les systèmes de protection sociale (sans détruire la création des richesses qui financent l'ensemble, ni laisser les monopoleurs agir sans contrôle).

 

 

Conclusion

 

Au travers du projet de salaire direct complet (super-brut), on aura compris que l'urgence est dans la mise en place de réformes qui, pour autant, ne feront pas peser de sentiments d'incertitude ou d'insécurité dans le monde du travail, du commerce et de l'industrie. Le salaire complet répond pour une grande part à ce souci en privilégiant la reconnaissance de la vraie valeur du travail, et en fournissant toutes les informations en matière d'impôts actuels sur celui-ci. Dans une deuxième étape, et selon le libre choix de chacun, il pourrait servir :

- à une amélioration des revenus individuels,

- à une liberté plus grande pour les activités humaines largement réduite par la dérive fiscalo-corporatiste limitant l'innovation, et la création d'emplois,

- au renouveau des échanges contractuels, sources de richesses,

- à une remise en cause des monopoles publics,

- au réapprentissage des libertés fondamentales.

 

3. Bulletin trimestriel "Liberté économique et progrès social", n° 116, juillet 2006.

AVANT-PROPOS.

 

Voilà dix ans, Axel ARNOUX présentait dans ce même bulletin (mai 1995, no 74) son premier écrit sur le « salaire direct », autrement dit, une fiche de paie qui ne serait plus amputée par les « mille et une » retenues et donnerait l’exacte valeur du travail de chacun.

 

Aujourd’hui, sous le titre « salaire complet », l’analyse d’Axel ARNOUX s’est affinée et enrichie de dix années supplémentaires d’expériences de dirigeant d’entreprise.

Il nous reste à souhaiter pour vous, Français, que ce projet accroche l’attention du marché politique, vous le valez bien !

 

Jacquelin Balestier;

 

Axel ARNOUX.

Axel Arnoux est Président de Chauvin Arnoux Group, dont le site internet est : www.chauvin-arnoux.com.

 

 

"Le salaire complet, point de vue d'un chef d'entreprise".

Je partirai de Montaigne :

« L’Individu tout un, entier et divers »,

« Ne se donner qu’à soi même et se prêter à autrui »,

« Apprendre à se connaître et faire ce que l’on aime »,

« Que philosopher c’est apprendre à mourir ».

 

Et de Sénèque dans ses « Lettres à Lucilius » :

« Tu me demandes ce que tu peux faire pour les autres, je te demande ce que déjà pour toi même tu es capable de faire. »

 

Je pense qu’entre le Holisme et l’Individualisme, il est temps de retrouver le goût de la liberté pleine, entière et personnelle.

 

1. Un pays profondément communisé.

 

Il pourrait sembler surprenant de penser que la France puisse être plus ou moins assimilable à un pays proche des anciens pays de l’ex-bloc soviétique,

particulièrement quand on observe positivement la richesse de quelques cités en leurs quartiers centraux ou encore les quelques activités industrielles ou commerciales qui y existent malgré tout ! Coeur de Paris, coeur de Lyon, coeur d’Aix-en-Provence...

 

Ces beautés architecturales enivrent, et rendent aveugle ! Mais ce sont des constructions d’avant le XXe siècle, parfois d’avant le XIIe. Mais pour les grands voyageurs et « businessmen » intercontinentaux (et infatigables), tout cela en fin de compte n’est pas très différent de ce qui se passait dans les pays communistes plus ou moins « trosko-stalinien », et de ce que concrètement on pouvait constater avant 1989 au coeur des villes de Moscou, de Varsaw, de Berlin-est ou encore de Beijing et de quelques autres, vitrines de ce « nickel plus chrome » sous contrainte, pardon rêve, marxiste. Un luxe débordant que seule la nomenklatura locale et quelques autres pouvaient aborder.

 

La France n’a pas échappé à ces faux semblant.

 

La désinformation moderne issue des hommes des pouvoirs sur fond de scientisme macro économique, ainsi que l’influence de quelques vedettes du show bizz et des business para-publics, paritaristes (tous ces concierges républicains...) achèveront de mettre le vile sur d’autres réalités humaines et matérielles qui nous touchent tous : de quoi fausser les analyses et la perception que l’on peut avoir de la société française !

 

Cela malgré le réveil brutal des banlieues et après tant de grèves, de violences, d’incivilités depuis 60 ans, et d’un chômage actuel supérieur à 4 à 6 millions de personnes selon divers calculs (soit près de 20 % de la population active avec des durées supérieures à 1 an). Des banlieues devenues une nouvelle plèbe profondément touchées par la pauvreté et par la gestion dite « sociale » depuis ces mêmes 60 ans.

Car enfin l’éducation, la retraite, le travail, la famille, les contrats en tout domaines, divers monopoles, la liberté de circulation, de réunion, d’expression télévisuelle ou radiophonique et maintenant Internet, tout cela a été soumis aux hommes de l’état (des états) via divers codes, lois, prélèvements, subventions et réglementations changeant au gré de ces pouvoirs, de ces business sous influence, ou encore au gré des impératifs médiatiques et électoraux !

Ces processus ont de plus favorisé les lobbies et la corruption tant des hommes politiques, de leurs proches, que de ceux de l’industrie et du commerce associés ; mais peut être s’agit-il de l’inverse : c’est le marché politique, sa corruption, et ses lobbies qui étape par étape ont installé profondément tous ces mécanismes de la recherche de rentes payées par tous les autres via les obligations et les impôts n’a jamais de fin ! Une complicité entre les pouvoirs politiques et le monde de l’économie qui a toujours été présentée comme nécessaire pour assurer l’emploi de centaines de milliers de gens.

 

Alors certains préfèrent chercher la rente de l’état et ses combines socialisantes, c’est plus rapide et plus juteux et tellement bon ! Mais qui étudie toutes ces lois en terme d’action humaine, en terme de perception psychologique par les individus ? Qui connaît ces obligations, qui par exemple sait ce que veut dire vivre une faillite ou encore qui connaît les montant payés pour son assurance maladie ou sa retraite : Personne... ! C’est le communisme dans sa réalité factuelle. Tout cela n’est pas libéral et ce pays ne l’a jamais été voilà pourquoi il s’enfonce dans de graves soucis.

 

2. L’erreur solidariste

 

Il est tout a fait clair que la libre coopération entre les individus sur fond de droit de propriété, de libre choix, de libre création/production, entre autre via les contrats et traditions écrites ou orales, est largement déstabilisée par ce harcèlement textuel et légal d’origine politique et son corollaire ou ayant droit du paritarisme (syndicats, patronats) et leurs conséquences sur toute la société. Un harcèlement d’une complexification incroyable et d’un niveau d’incertitude quasiinhumain au point qu’il devient difficile de créer des richesses,de vivre ses libertés pourtant seules véritables réponses positives et multiculturelles aux soucis évoqués précédemment.

Notre pays a confondu depuis très longtemps la notion de charité ou de solidarité de première urgence avec l’instauration massive d’une communisation presque généralisée. La ruine comme résultat, puisque chaque année le « système » perd en moyenne 50 milliards d’euros « compensés » par des emprunts sur les marchés financiers internationaux et déjà la dette totale dépasserait 1 200 milliards d’euros, tandis que d’autres prétendent qu’en fait elle dépasserait 2 000 milliards. T’aurais pas 100 balles ? 800 milliards d’euros d’écart ! excusez du peu ! Et si un jour les marchés financiers internationaux lâchaient ce pays comme semble le prouver la tendance négative de la notation par S&P de la dette de la France, alors chacun devra brutalement tout réapprendre, sueurs et paniques incluses, sous la tutelle plus ou moins bienveillante d’un euro administrateur judiciaire !

Il faudra dans la douleur une à deux générations pour s’en remettre financièrement.  Une remise en forme qui se fera après abrogation de beaucoup de lois, de faux acquis,et du paritarisme en conséquence. Nous disons abrogations et non pas réforme de diverses lois et octrois républicains, car des centaines de réformes ont déjà eu lieu et toutes ont échoué depuis 60 ans (normale dans le cadre de ce progressisme, parhélie du tout collectif ! Si tout cela continue encore alors cette étape d’évolution se fera dans l’urgence d’une trésorerie nationale OUT !

Le pire ! Évitons ce drame certain dont la date d’arrivée est toujours inconnue ! d’où le salaire complet entre autres !

 

Voilà pourquoi il est (a toujours été) impératif et urgent d’ouvrir quelques pistes en matière de libérations économiques et juridiques permettant cette sortie du tout « étatisme-conservatisme » en quasi faillite (le holisme moderne ou citoyen comme on dit aujourd’hui), et qui sur le fond n’est pas autre chose que du communisme ; un communisme présupposé soft mais dangereux comme chaque fois quel que soit son obédience trotskiste, stalinienne, ou maoïste (ces faux nihilismes vraiment génocideurs selon les faits historiques et leurs horribles preuves matérielles tant pour Trotski, le précurseur avec ses 2 complices Lénine et Zinoviev (entre temps repenti), que pour ses successeurs Staline et Mao :

2 autres fous ayant « seulement » ajouté quelques zéros au nombre de morts, blessés, handicapés, ruinés, et immigrés violemment par ce communisme triomphant, passion d’une tentative contre nature, mais certainement ravageuse, autoritaire, et manipulatrice. Ils se prenaient tous pour le centre du monde : Zhonguo ! En chinois le milieu de l’empire ou le centre de la planète ? Enfin et maintenant le temps est venu, car les sommes payées par les entrepreneurs, les salariés et leurs clients sont colossales et ne résisteront pas aux pressions extérieures pour une grande partie de l’industrie ou de ce qu’il en reste déjà.

 

3. Les chantiers d’une liberté par le travail et les revenus qu’on en obtient

 

Ainsi il y a de nombreuses libertés à consolider, car entre temps et malgré les apparences et les horreurs, chacun a déjà commencé à travailler profondément pour sa propre autonomie, ouverte sur les autres et sur le monde ! Le commerce, l’industrie, le téléphone, la TV et surtout Internet tout autant que les terribles leçons de l’étatisme guerrier du XXe siècle sont passés par là ! le social nationalisme n’a plus aucun avenir,et d’ailleurs il n’en a jamais eu puisque tout s’est fait à crédit : c’est-à-dire, peut être payé dans le futur par les enfants et petits enfants de chacun et des autres. Les concierges de la république et leur syndicats sont des adultes irresponsables, c’est un fait acquis ! Passons ! Plusieurs chantiers en matière d’économie et de droit se doivent d’être mis en oeuvre pour retrouver les fondamentaux ci-dessus présentés, et cela en y associant l’ensemble des Français dans une logique individualisante si nous souhaitons un jour accéder ou retrouver nos Harmonies économiques et existentielles. Il y en a cinq très urgents et cet article se propose de ne traiter que le cinquième au travers du concept de « salaire complet ».

Les quatre autres vous sont présentés à la fin de l’article comme sujet et réalisation à redéployer publiquement et scientifiquement, chaque point nécessitant d’autres analyses et articles de fond (et d’ailleurs souvent abordés par les différents ouvrages et travaux des intellectuels libéraux depuis de nombreuses décennies si ce n’est depuis près de 2 siècles.

 

Qu’est-ce donc que le Salaire complet !

 

Sur le fond, il s’agit de la reconnaissance juridique des droits de propriété des salariés sur la valeur complète de leur travail : soit sur leur « net payé » actuel auquel il convient d’ajouter les « parts salariales », les « parts patronales », soit uasiment le double par rapport a ce que chacun reçoit aujourd’hui. (par exemple e smic passe de 1 031 euros net payé à 2 064 euros en vision complète à fin juillet 2006 à Paris). Et le – nouveau – bulletin de « salaire complet » présentera en même temps l’ensemble des prélèvements sociaux, filière par filière (retraite, maladie, etc.) en cumulant les « charges sociales dites parts salariales et parts patronales, chaque poste étant à terme exprimé et calculé en fonction de cette valeur complète.

 

En complément, un calcul actuariel sur les retraites par répartition et sa comparaison avec la capitalisation sera introduit sur chaque bulletin de paie en fonction de la totalité des cotisations retraites payées concrètement au cours des 41 années de carrière en neutralisant les taux d’inflation.

 

De plus, il sera exigé que les caisses dites sociales soient auditées par des commissaires aux comptes et que surtout, comme toutes entreprises françaises ou européennes, des comptes soient publiés : actif, passif, recettes, dépenses, résultat net ! Eh oui, aujourd’hui, à ma connaissance, les chiffres « macro » connus correspondent à des situations de trésorerie. Aussi incroyable que cela puisse paraître, il n’y a jamais eu de comptes – dignes de ce nom – publiés dans la filière de l’état et des caisses dites sociales, et il n’y a jamais eu d’audit indépendant... le gouffre doit être un « trou noir interstellaire ». Et fidèlement les entrepreneurs et les salariés comme les clients continuent à payer comme si de rien n’était ! Jusqu’à quand ?

 

Soit dit en passant, il y aura suppression définitive de cette notion de « salaire brut » !

 

C’est cela le concept « complet », juridique et économique, du salaire complet, ce qui n’a rien a voir avec l’« ovni » politico/paritariste qu’est le bulletin dit de « paie vérité ».

 

C’est aussi la préparation sereine d’un autre futur où sont associés tous les salariés, dirigeants et autres entrepreneurs des secteurs privés (aux environs de 15 millions de personnes) auxquelles pourraient venir ce joindre les « plus ou moins » (sic) 6 millions de personnes du secteur dénommé « public ». C’est la mission de tous, une fois mesuré l’ensemble des processus et des coûts (voire des coups...) en matière de sociale et de solidarité, ces gigantesques mensonges et spoliations républicains ou citoyens ou progressistes ! Ils ont tout caché !

4. Les prix sont des informations, les informations ont un prix : vertu des marchés !

 

Tous les prix et un certain nombre de services ou prestations ont été faussés depuis plus de 60 ans, tant les revenus du travail, les revenus du capital, que l’assurance maladie – de base et complémentaire –, les assurances pertes de revenus (chômage), les assurances accident au travail, la médecine dite « du travail », le système de retraite, le secteur bancaire par la réglementation, le secteur médical dans sa totalité dominé et en même temps associé à la « sécu »... Ainsi que tous les métiers et production tournant autour.

 

Pourquoi « faussé » ? Gestion politique, monopolistique, réglementations, et son état dans l’état qu’est la gestion paritaire (syndicat, patronat), complexification génératrice d’ignorance et d’irresponsabilités, d’absence totale ou partielle de libre choix pour les consommateurs et investisseurs que nous sommes tous, de destruction de la concurrence dans la plupart de ces secteurs ; en résumé : annihilation quasi complète des systèmes de prix et d’échange.

 

Dans un marché ouvert et libre, les prix s’établissent par l’expérience et les échanges où chacun mesure la ou les qualités de ce qu’il obtient de façon permanente. Le système de prix est un véritable outil révélant toutes situations de rareté, d’abondance et/ou de gabegies. Cet outil permet d’allouer les bonnes ressources au bon moment et d’anticiper.

 

Voilà ce qu’est le marché avant d’être une histoire de revenus et d’épargnes.

 

Sans marché, les voleurs légalisés (les monopoles toujours étatisés, ou socialisés et maintenant paritarisés) vous feront avaler tout ce qu’ils veulent car il n’y a plus de comparaisons et de raisons qui font que nos choix ont leur rationalité même dans l’erreur (car l’erreur est une source d’apprentissage donc de correction ultra rapide) !

Car au travers des marchés, processus permanent et innovant de découverte, nous avons la chance de pouvoir nous adapter. A l’inverse d’un état qui met parfois plusieurs siècles à corriger ses stupidités et aberrations du tout commun : notre tragédie sociale et fiscale par exemple.

Ces filières de métiers « sécu » vivent d’une façon plus ou moins équivalente à celle dont les secteurs automobiles en URSS ou en Pologne ont vécu dans le passé ».

Lada, Traban ! Souvenez vous ! Auriez vous oublié les conditions de travail dans ces pays, ou encore les retraites d’ouvrier à 50 euros par mois, les seringues infectées et tous les Tchernobyl de la vie quotidienne !

 

Produire une voiture ou une assurance est pourtant strictement équivalent en terme de « processus industriel » ! Malheureusement, la présentation actuelle du bulletin de paie en France fait perdurer ses errements :

 

BULLETIN DE PAYE LÉGAL ET OBLIGATOIRE – JUILLET 2006

 

 

5. La complexité à la source des falsifications

 

Vous aurez noté la complexité de ce bulletin – plus de 100 informations différentes – tandis que les softs informatiques en « charge » de ces calculs et présentations en ont plusieurs centaines d’autres – selon les secteurs, les statuts, les régions et villes –.

 

Un bulletin si compréhensible qu’en vérité plus personne ne le regarde, chacun attendant plus ou moins patiemment le virement bancaire figurant sur le relevé mensuel de banque... tandis que les URSSAF vous laissent seulement cinq jours pour payer les taxes – sous peine d’amende ou encore de blocage de tous vos comptes en cas de dépassement excessif (y compris pendant les périodes de grève des services publics !) –.

 

Le spectacle quasi guerrier et nocturne de la gestion paritaire et de ses négociateurs a alimenté les sentiments qu’il y avait une négociation entre le monde ouvrier – salarié et le monde supposé des patrons, lesquels sont rarement membres du Medef actuel, tandis que les syndicats représentent moins de 10 % de l’ensemble des salariés.

 

Comparativement à d’autres pays en Europe (Allemagne, pays nordiques, la France fait partie des pays les moins syndiqués mais a les syndicats les plus hargneux et idéologiquement les plus engagés dans un marxisme haineux.

 

Sur le plan patronal, le moins indépendant du pouvoir politique en Europe, celui-ci a trop d’activités économiques dépendant des principaux secteurs industriels plus ou moins liés à l’État dont celui de la sécu et de tout ce qui va avec.

 

Enfin, via les jeux des pouvoirs monopolistiques (énergie, transport en commun, courrier, sécu., ministère des finance), les syndicats font et ont fait la pluie et le beau temps dans la rue, effrayant chaque fois tous les hommes politiques et dirigeants d’entreprises qui avaient peur de ne pas se faire réélire pour les uns ou de faire des pertes pour les autres, donc de devoir licencier... Leur chantage à la ruine ou à la réalisation du grand soir révolutionnaire a soumis la France à leurs exigences, quelle que soit la situation des parlementaires pourtant élus par presque tous les Français.

 

On en voudra pour simple exemple récent la mise en place de la CSG/CRDS taxant à la fois le travail, les revenus fonciers, les revenus des capitaux, taxes qui, sous un autre nom, faisaient partie des revendications et du programme du PC et de différents syndicats dans les années 1974/1984 au nom de la solidarité socialiste (= la soumission des individus à la redistribution collective, payée par les mêmes sans qu’ils le sachent ou le comprennent, et par divers chemins fiscaux, sociaux, et réglementaires). Faut-il y ajouter l’ISF comme autre exemple ?

 

Cette complexité a été sciemment organisée depuis 1946 avec en plus la mise en place d’une dichotomie entre les notions de parts salariales et de parts patronales, de quoi alimenter les faux semblants de la lutte de classes. Cette lutte des classes, en vérité lutte des fromages corporatistes pour tous les permanents et business de ces filières, a été très juteuse pour certains et profondément ruineuse pour tous les autres, particulièrement pour l’industrie ouverte sur le monde,et encore plus pour les chômeurs. Les pertes de compétitivité ou surcoûts,

estimés par certains à plus de 30 % sur les prix de revient, sans perte du « social », a fini par déstabiliser profondément l’industrie (des millions d’emplois perdus et beaucoup d’entrepreneurs ruinés). L’échec social est patent vu le nombre croissant de miséreux qui vivent en France avec très peu d’espoir de retrouver leur autonomie et dignité d’être, faute d’emplois en nombre suffisant.

 

Le social avait quelques noblesses de coeur. Le bilan obtenu est exactement inverse : aujourd’hui il n’y a plus que 1/3 de la population qui travaille contre la moitié dans divers pays saxons, pays toujours plus ouverts sur les marchés et moins régulés que la France, pays pour qui la mondialisation est une opportunité de création de richesse. Dans tous les cas, cet écart correspond à plus de 5 millions de Français se trouvant hors du marché du travail et cela vient en plus des 2,5 millions de chômeurs « officiels ».

 

La complexité a eu pour résultat le développement de l’ignorance, du découragement, de l’irresponsabilité, en définitive un sentiment général d’incompréhension tandis que les individus ont fini par se faire domestiqué. « Un tien vaut mieux que deux tu l’auras. »

6. Réduire l’ignorance par la connaissance des prix

 

C’est ici que le salaire complet comme outil d’information et d’affranchissement prend toute sa vigueur et rigueur comptable.

D’abord réduire l’ignorance, faire découvrir que tous ces fameux avantages acquis sont payés à la source par l’intermédiaire d’une sorte de premier impôt sur les revenus, nommé « charges sociales » : soit « l’impôt sur la sueur » de chacun. Ci-après un tableau présentant la première étape et évolution d’un salaire complet de 1 à 8 fois le SMIC avec le détail des parts dites salariales (SAL) et patronales (PAT), puis leurs additions par filière de prélèvements :

Par principe économique, les parts salariales comme patronales n’ont aucun sens ! Imaginons nous la baguette de pain ou la voiture payé par des parts sociales... divisées en deux de surcroît. Ces deux charges sociales sont donc aussi une sorte de revenus « communisés » et plus ou moins différés dans le temps sans d’ailleurs aucun engagement juridique des caisses sur le long terme (aspect confirmé par les tribunaux). Donc un revenu non mesuré, payé par ces taxes puis plus ou moins redistribué.

 

A partir de ces premières informations il devient possible de déterminer un vrai salaire complet selon sa logique novatrice et bientôt libératrice (cf. tableau ci-dessous).

 

7. Commentaire et analyses sur cet outil de liberté.

 

1) Le « Net à déclarer » pour le 2e « impôt sur les revenus » (cerfa 2042) est supérieur au net payé, autrement dit, paiement d’un impôt sans les revenus correspondants... et c’est légal... On croirait une sorte d’ISF pour les salariés (des impôts sans revenu)... il fallait oser le faire !

 

2) Plus vous gagnez de l’argent, et plus vos assurances vous coûtent cher.

Quand vous achetez un poulet, le prix est le même pour tout le monde. Pour les filières sociales que nenni ! Pourtant manger est plus urgent que s’assurer, au moins 3 fois par jour ! Faut il un poulet en parts salariale et patronale prélevées à la source et proportionnelles aux revenus ? Là encore il fallait oser.

 

3) On se demande pourquoi le ticket restaurant dans ce cas ne suivrait pas la même logique, idem pour le médecin ! Le médecin en question, c’est la médecine du travail, ayant le privilège d’un monopole : 3 fois plus cher (« consultation en camion » en plus)

 

4) Un couple gagnant chacun deux fois le smic aura donc payé par exemple son assurance maladie 2 X 7 256 euros soit 14 512/an ! ne riez pas c’est sérieux. Cela correspond a un belle voiture... achetée chaque année ! Ouf la voiture a échappé au sort du poulet !

 

5) Vous gagnez deux fois plus que ce que vous croyez et le système vous prélève en moyenne la moitié de la somme : c’est donc un impôt sur le « revenu complet » du travail à près de 50 %, ce qui par rapport à l’autre impôt sur les revenus (cerfa 2042) vous positionne dans la tranche la plus élevée.

Que nous soyons au SMIC ou au-dessus, nous payons tous ce premier impôt, le deuxième impôt arrivant en sus, à quoi il faudra ajouter la CSG-CRDS, puis les montants de TVA chaque fois que vous achetez quelque chose. Soit au total, une moyenne de 75 % sans ISF. Il faut le dire : « touche pas à la sécu » va devenir avec le salaire complet « la sécu, combien ça me coûte ? »

6) Vous recevez des allocations familiales, logement, etc., pendant 18 ou 21 ans, regardez combien cela vous coûte pendant 41 ans de revenus complets... Osez faire un calcul actuariel sur les sommes considérées en retenant un taux de placement à 3,5 %. Essayez de l’envisager sur plusieurs générations d’épargne. Est-il logique que le smicard célibataire paye toute sa vie pour les enfants du chef ou de ses voisins, pour autant qu’il ne soit pas au chômage pour cause de sur-taxe sur son salaire ou de faillite de sa « boîte ».

 

7) Vous aurez noté au passage que les allégements « Fillon-Aubry » ont été neutralisés.

En effet, cette « subvention – ristourne » a été divisée par plus de deux en cinq ans et est appelée à disparaître à terme (il y a trop d’impôts sur les salaires, donc la sécu fait une ristourne jusqu’à 1,5 fois le smic pour qu’il soit encore ou potentiellement possible d’embaucher, donc de payer d’autres impôts, tandis qu’elle reçoit directement de l’état le supposé « manque à gagner »).

En définitive la mise en place des 35 heures (à l’origine de ces quelques ristournes) finira par être payée en totalité par l’industrie. Comme cela n’est pas possible, d’autant plus qu’entre temps le Smic a augmenté de plus de 30 %, cette industrie a une fois de plus bien souffert et supprimé ou pas remplacé des masses de postes de travail qui autrement auraient pu exister. « Ce qui se voit et ce qui ne se voit pas (Bastiat). »

De toutes les façons, c’est le client final qui paie, l’entreprise servant d’intermédiaire violemment et perpétuellement saignée par les autorités de la sécu !

 

8) Dans ce contexte de prélèvements et de redistribution obligatoires, il est strictement impossible à un marché « des sécurités » d’émerger et de pouvoir exister, car les sommes prélevées ne sont plus disponibles pour d’autres services concurrentiels ! Tous les prix sont faussés et la technologie des assurances ne peut trouver véritablement son espace avec de tels processus politique, syndical et réglementaire.

 

Pour retrouver un chemin en matière de prix et d’échange, il faudrait d’abord changer la présentation du bulletin de paie complet tel que déjà proposé à plusieurs dizaines de milliers de personnes de façon concrète en France de 1995 à aujourd’hui.

 

La nouvelle présentation (2) simplifie grandement la lecture d’un bulletin de paie et permet de retrouver la réalité des revenus complets ainsi que celles de la totalité des charges prélevées, ou encore de son salaire net payé, et du salaire à déclarer pour être taxé à nouveau avec l’impôt sur le revenu (cerfa 2042).

(2) Que nous tenons à votre disposition et que nous ne pouvons reproduire dans cet article pour des raisons de format d’édition.

 

Prenez un peu de temps et lisez tout au moins deux fois. C’est le prix de la nouveauté. Vous découvrirez que dans le cadre d’une retraite par capitalisation, la pension future est supérieure au salaire actuel net payé, « assurance sécu » déduite ! De plus, vous avez constitué un capital ! La répartition est une violente nuisance des systèmes sociaux et fiscaux et elle est enfin révélée !

 

Dans la partie « explications » de la nouvelle présentation, qui à terme ne devrait plus exister, chacun ayant tout compris, on trouve un calcul actuariel sur les retraites : celui-ci est terrible ! Dans des cas extrêmes, tel celui de Mme Calment, avec ses 123 ans et son verre de vin rouge quotidien, certains avanceront qu’est préférable, individuellement, le système par répartition. Admettons le postulat bien qu’il puisse être aisément mis à bas. Quand on sait qu’aujourd’hui, seulement 30 000 personnes sur 10 millions de retraités dépassent l’âge de 100 ans et qu’une grande majorité est loin d’avoir un niveau de vie faible, rien n’empêche de créer des fondations de diverses natures pour leur prise en charge ! En passant, vous aurez noté la bonne nouvelle : nous vivons de plus en plus longtemps et en presque bonne forme ! La répartition n’a jamais eu aucun avenir en tant que telle, mais avec le fait démographique et médical, elle explosera à terme avec des sommes colossales à payer pour pas grand chose (3).

(3) Soit dit en passant, l’industrie aura été sérieusement démontée compte tenu des additions fiscales, sociales et réglementaires, ce qui amplifiera la décomposition de quelques secteurs. Le premier scientifique du corps médical qui par une géniale innovation rajoutera 10 années d’existence à chacun, rajoutera indirectement 11 points de prélèvements supplémentaires sur vos revenus...

C’est déjà fait pour la période récente sans allongement de la durée de vie...

Pour information, il y a deux siècles la durée de vie était inférieur à 65 ans contre 85 aujourd’hui.

 

Même s’il faut de 15 à 20 ans pour passer d’un système à l’autre, le jeu en vaut la chandelle car, après tout, les droits de propriété sur sa propre sueur et sa propre épargne font partie des droits fondamentaux de l’individu au nom de sa souveraineté et, dans ce contexte, cela permettra à beaucoup plus de personnes de vivre décemment, et de transmettre les fruits de leur sueur épargnée comme bon leur semble.

 

Même s’il reste difficile de mesurer ce qui devrait être payé pour quelques aspects de solidarité en particulier vis-à-vis des personnes plantées par le système social actuel et depuis si longtemps, ou encore envers les handicapés qui n’y peuvent strictement rien et dont les parents ont été tellement prélevés que leur capacité financière en a été très réduite, il convient de rebâtir un futur qui soit une dynamique de liberté et de croissance favorisant librement le sort de tous.

Dans l’état actuel des évènements, nous sommes dans des processus strictement inverses, vicieux et ruineux. Ne suivez pas les élections de 2007, suivez chaque année ou chaque mois le niveau d’endettement, le niveau des pertes donc le niveau des nouvelles dettes de « big brother », et vous comprendrez assez rapidement que « les arbres ne montent pas au ciel, la dette publique (vos futurs impôts supplémentaires) non plus !

 

 

8. Les entreprises sous pression

 

Au niveau des personnes, et grâce au salaire complet, les vrais prix et coûts ont donc été redécouverts dans leur totalité, mais quid pour les entreprises !

Observons maintenant les sommes extraordinaires qui ont été prélevées au niveau d’un groupe de 900 personnes en France, 900 salaires complets.

Le tableau ci-après donne tout le détail d’une masse salariale complète d’un groupe industriel de cinq sociétés (ces chiffres sont issus d’un bilan et d’un audit, vérifiés deux fois...) (voir page suivante).

Ainsi le net imposable ressort à 17,5 millions d’euros tandis que le coût complet ressort à 32 millions d’euros, soit 14,5 millions d’euros de charges sociales et divers.

 

Cette même entreprise située au Royaume-Uni ou aux USA aurait eu une économie de coût entre 5 millions d’euros à 7 millions d’euros compte tenu par ailleurs d’une épargne à réaliser par les salariés d’environ 15 % des salaires payés.

Entre 2002 et 2006 et à effectif constant, la hausse aura été de près de 1 millions d’euros ! Baisse d’impôt avez vous dit ?

Pour le groupe en question, c’est, selon les années, la totalité des profits qui part en « sur charge » ou c’est, en d’autres termes, un taux de rentabilité extrêmement faible, en tout cas bien inférieur à ce qu’on peut trouver dans les pays saxons. Environ 5 à 8 points d’écart en matière de résultat net sans prendre en considération les questions de temps de travail annuel.

 

Sur ce dernier point, on peut considérer que les entreprise françaises travaillent un mois de moins (mais payé) que leurs homologues américaines ou anglaises par exemple, soit 1/12e de masse salariale en plus.

Voilà le scandale des 35 heures, ou encore de la hausse obligatoire de certaines taxes dites « sociales », ou encore de hausses de certains salaires de plus de 30 % à 40 % en moins de 7 ans, sans que jamais un seul dirigeant d’entreprise soit interrogé sur sa solvabilité. Au fur et à mesure que l’assiette fiscale sociale disparaît pour cause de destruction d’emploi, la sécu associée à la gestion paritaire et étatiste augmente les taux de prélèvements sur les salaires, ce qui conduit à la destruction de certaines activités et ainsi de suite. C’est comme cela que la France détient le record du nombre de faillites avec plus de 45 000 entreprises par an (3 fois plus qu’en UK). On ne s’étonnera donc pas de la faiblesse des investissements en France ainsi que des difficultés à financer de la recherche fondamentale et appliquée. Les dommages causées par la sécu sont donc très importants non seulement pour aujourd’hui, mais aussi pour le futur car il est difficile pour une entreprise de pouvoir mener à bien ses stratégies  de croissance interne ou externe avec de tels boulets. Certains y arriveront, mais auront sûrement perdu plusieurs années de conquêtes de marché et de croissance leur permettant de mieux rivaliser avec tous les acteurs internationaux.

 

Telles sont les conséquences du tout commun social :

 

La tragédie des communs : ce virus a trop souvent empoisonné la vie des êtres soit pour cause d’impatience, soit pour cause d’ignorance soit par la faute des pouvoirs, mais dans tous les cas il a réduit ou détruit d’autres processus vertueux de créativité et de développement, dans tous les cas de libertés ! On se croirait revenu au Xe siècle avec les champs de pâture municipalisés/collectivisés...

 

Vous devriez vous intéresser à la macro économie : le PIB officiel est faux, les taux de prélèvements sont faux, la vraie dette et toutes les cautions d’état ainsi que les mauvaises créances ne sont jamais présentées, le nombre de chômeurs et leur durée de chômage sont faux. Pour unique exemple : je gagne 2 500 euros, on me prélève 500 euros, on redistribue ces 500 euros en RMI, conclusion : le PIB est de 3 000 euros... et en plus on parlera de croissance. « L’interco » n’est pas neutralisé, on compte simplement les unités de consommation et de revenu alors que la vraie valeur ajoutée n’est que de 2 500. On se croirait à la belle et épouvantable époque du plan quinquennal !

 

Que peuvent faire les entreprises dans ce contexte, face à de telle saignées et face à ces blocages institutionnels qui font que rien n’évoluera vraiment car ce n’est pas une énième réforme qui changera quoi que se soit. Les mêmes causes produiront les mêmes effets. Réformer des lois socialistes, c’est faire dusocialisme.

Le projet du salaire complet devient ici un outil d’information et d’ouverture pour tous. Les entreprises auraient donc intérêt à le mettre en place en complément des bulletins de paie actuels dans une première étape.

 

En même temps, celles-ci pourraient construire une sorte de charte créant les nouvelles conditions de gestion des salaires et assurances fondamentales : cette charte pourrait être celle-ci :

La Charte de l’entreprise au service de ses clients

Le salaire complet est l’addition du net payé, des charges sociales parts salariales et parts patronales, et d’autres impôts ayant pour base le salaire. Ces éléments déterminent la valeur complète du travail individuel et son coût total pour l’entreprise, payé par les clients en dernier ressort ;

Il correspond, en fait, à un revenu direct et indirect financé par la création de richesses, et qui devrait appartenir concrètement aux salariés.

 

Article 1 : Les entreprises reconnaissent le principe du salaire complet, et se proposent de le faire figurer dans les contrats de travail, le jour où la loi les autorisera à le faire. C’est la reconnaissance juridique des droits de propriété des personnes sur leurs revenus complets. La valeur complète du travail appartient à ceux qui travaillent, et la fiscalité sociale actuelle devra être présentée en fonction du salaire complet. Il sera exigé en même temps que les caisses de la « sécu » et des divers organismes paritaires adoptent le plan omptable européen pour leur gestion avec présentation publique des comptes. C’est la première étape.

 

Article 2 : Les entreprises se proposent, dés l’instant où l’article 1 serait réalisé, d’analyser tous les contrats de protections, d’assurance et d’épargne existant sur le marché grâce à la technologie des assurances et des contrats.

A partir du moment où ces contrats (individuels et familiaux) offriront de meilleures sécurités immédiates et futures avec un prix meilleur que les pratiques actuelles des monopoles, ils seront présentés à l’ensemble des membres de l’entreprise qui conserveront le libre choix des formules. Les écarts de prix viendront augmenter le salaire net payé en vertu de l’article No 1. Cette deuxième étape tiendra compte des lois en vigueur, entre autres, des « gardefous » qui seront mis en place pendant cette période de transition et d’ouverture des monopoles, notamment pour les retraites.

 

Article 3 : Les entreprises reconnaissent le bien fondé de l’obligation d’assurance (maladie, pertes de revenus, accidents) et d’épargne retraite que celle-ci soit réalisée par son intermédiaire (mais au nom des personnes) ou directement par les personnes elles-mêmes grâce au salaire complet. Ainsi les risques futurs seront limités, tandis que les processus de solidarités restant pourront être protégés ou sécurisés sans destruction des systèmes de prix dans les filières assurancielles ou médicales grâce à la mise en place de « chèque assurance et/ou de chèque santé individualisés ».

 

Article 4 : C’est parce que ce projet sera devenu le vôtre que les chances de le voir aboutir deviendront réelles. Les principes éthiques et philosophiques qui animent ces projets sont fondés sur la reconnaissance de la souveraineté des personnes avec une profonde limitation, voire une sortie définitive, des pouvoirs monopolistiques de l’état et de leurs ayant droits collectifs : la gestion paritaire (les corporations syndicales et patronales, sorte d’octroi moderne).

 

Compte tenu de la complexité des processus et des ardoises financières actuelles et futures, les entreprises et leurs salariés ne se mobiliseront spontanément et uniquement que pour l’étape no 1, la seconde étape passant entièrement par le Parlement démocratiquement élu et en aucune manière par le paritarisme ou les ministères. Seul le Parlement, dans ce contexte « républicain », est sur le fond en droit de décider de l’impôt (fiscal ou social) !

 

Les futures embauches sur la base de contrat libre se feront en vertu de la réalisation de tous ces articles !

9. Déréglementation généralisée et liberté assurée

 

Ainsi le « salaire complet » prend toute son importance pour sortir de ces mécaniques infernales. Mais voulez-vous vraiment en sortir ?

Si oui, il y a alors aussi quatre autres chapitres à explorer, à réaliser en même temps pour que tout cela ait un avenir :

1) La privatisation totale de tous les biens volés par les systèmes publics et para publics (le corporatisme et le paritarisme) en prenant comme exemple (à améliorer) les remarquables travaux et réalisations de Vaclav Klaus en Tchéquie.

Il s’agira de redistribuer gratuitement et individuellement tous ces droits de propriété collectivisés à l’ensemble de la population tenant compte par ailleurs des dettes publiques et des ardoises du système de retraite par répartition en vue d’éponger l’ensemble des emprunts d’état et des autres administrations, mais surtout les faux droits issus de la filière dite sociale (les engagements politiques, syndicaux et monopolistiques en matière de sécurité et de retraite, sans garantie ni couverture par une quelconque épargne long terme et surtout sans aucune liberté de choix).

 

2) La suppression de tous les impôts directs et indirects sur le capital, à savoir l’ISF (autrement dit, l’impôt sur les revenus épargnés, même sans revenus de ce capital, exemple « affaire de l’île de Ré »), l’impôt sur les donations (autrement dit, taxes sur la générosité), l’impôt sur les successions (en d’autres termes, les taxes sur la mort), l’impôt sur les plus values (en d’autres termes, taxes sur les risques de gain), la taxe professionnelle, sorte d’ISF sur les entreprises.

 

3) Une refonte des impôts sur le revenus, sur la valeur ajoutée, la CSG, la C3S... et quelques centaines d’autres au travers d’une « flat tax » déjà pratiquée en particulier dans plusieurs pays débarrassés du communisme. Si, compte tenu des ardoises passées, il devait rester des mécanismes gouvernementaux de solidarité (donc politisés), il conviendrait de les envisager sous forme de « chèque santé » ou « -assurance » ou encore de « chèque éducation », un peu comme les « tickets restaurant » pour d’autres services tout aussi fondamentaux ! Une méthode de réapprentissage, le temps nécessaire à ce que la création de richesses, conséquence des droits de propriété et de la liberté des échanges, puissent retrouver toutes leurs couleurs, tous leurs goûts, toutes leurs harmonies même si, par certains aspects, la transition donne lieu à un ordre « chaotique ».

 

4) La restauration des droits de propriété et en conséquence des devoirs et obligations qui vont avec (ne pas porter préjudice à son voisin, par exemple ne pas le polluer, le voler, etc.), accompagné au passage d’une dérégulation massive en matière de réglementations techniques (autrement dit, l’impôt non mesuré). Cette restauration conduira très logiquement à la responsabilisation des personnes. Je peux faire ce que je veux de mes droits de propriété à partir du moment où je ne porte pas préjudice aux droits équivalents des autres... car sinon mes droits n’auraient aucune valeur (Henri Lepage).

 

Concernant les risques divers de la vie et des activités humaines, c’est la technologie des assurances qui saura prendre les relais des multiples plans et « rantanplans » dénommés « orsec », « sociaux ou solidaristes » et autres dénominations plaisamment étatistes.

 

Voilà comment chacun pourra enfin, spontanément, librement, contractuellement coopérer avec autrui dans un environnement de développement pacifique et accéléré en conséquence ! Ainsi il saura favoriser la réalisation de ses propres désirs sur fond de droit de propriété, à savoir le respect d’autrui comme unique valeur humaine avec ses faiblesses et ses adaptations en conséquence.

L’ordre spontané et/ou chaotique retrouvera en même temps, et au travers d’une longue et tranquille transition libérale, toutes ces forces, richesses et qualités.

 

Bon courage !

 

Pour reprendre, en guise de conclusion, la formule du film, Le jour de l’indépendance : « le colis est déposé » !

 

4. Bulletin trimestriel "Liberté économique et progrès social", n° 131, avril 2010.

 

AVANT-PROPOS

 

Axel ARNOUX est d’humeur belliqueuse : après des années de vaines luttes pour imposer un bulletin de paie transparent, il nous livre « son » salaire complet, une arme capitale pour sortir du mensonge du toujours actuel bulletin opaque.

Dans le salaire complet, en effet, les vrais revenus du travail et les prélèvements prétendument sociaux font apparaître clairement la communisation du système qui se cache sous le masque flatteur de la solidarité. (p. 2)

 

[...]

Jacqueline Balestier

 

 

Axel ARNOUX

 

 

LE SALAIRE COMPLET.

 

Le salaire complet repose sur les principes, méthodes et valeurs suivants :

1) C’est l’addition du salaire net actuel effectivement payé et des parts salariales et patronales, ce qui donne, au total, une somme presque deux fois plus élevée que celle que chacun reçoit.

2) C’est la reconnaissance juridique des droits de propriété des salariés sur la valeur complète de leur travail.

3) C’est la présentation d’un bulletin de paie avec tous les prélèvements sociaux fusionnés selon les catégories (retraite, maladie, chômage, allocation familiale, logement, transport, nourriture...), soit quinze lignes contre plus d’une centaine sur le bulletin de paie conventionnel. Cette présentation permet de connaître les impôts « sociaux » et autorise une corrélation avec les diverses prestations/redistributions actuellement réalisées par les monopoles.

Cela revient à restaurer en partie le système de prix et donc à réduire nos ignorances.

4) C’est la présentation d’un calcul actuariel sur les retraites (comparaison entre système par répartition collective et système par épargne individuelle tant au niveau des capitaux accumulés en x années de carrière que de leur rendement réel, ainsi que les pensions futures.

5) C’est la tentative de mise en concurrence ouverte de tous ces monopoles avec comparaison des prix et qualités sur un marché mondial et sous réserve de fiscalité et de réglementations. Ce qui revient à une restauration des droits fondamentaux des consommateurs (Accès aux informations et libre choix de ses assureurs).

 

6) C’est la ferme volonté de favoriser la souveraineté des individus et leur naturelle autonomie en matière de revenus et d’échange libre. Grâce au salaire complet, tous les salariés comme les entrepreneurs peuvent reprendre le contrôle de toutes ces caisses et analyser leur efficacité tant pour eux-mêmes que pour leur famille et leurs proches.

7) C’est la volonté de dépolitiser et désyndicaliser un pays embourbé dans ses corporatismes égoïstes et corrompus à l’origine des difficultés industrielles que nous connaissons par « overdose » de prélèvements et de réglementations (les « fameuses » régulations économiques).

8) C’est la séparation logique de ce qui est du ressort de l’économie et de ce qui est du ressort de la solidarité/générosité (fondations privées et système fiscal public si besoin).

9) C’est l’exigence minimum que toutes les caisses de ces filières présentent une comptabilité en « droit constaté » avec un audit annuel par un CAC indépendant comme toutes les entreprises du secteur privé (déclarations fiscales et publication officielles incluses) !

10) C’est encore, pour l’ensemble des filières médicales, hospitalières, et pharmaceutiques, leur sortie définitive de la bureaucratisation et soumissions à tous les systèmes collectifs par la restauration des libertés d’entreprendre et le rétablissement des libres prix en leurs domaines. Cette sortie est rendue possible par l’ouverture à la concurrence.

 

Avec les points qui précèdent, le salaire complet fait disparaître les notions bureaucratiques et politiques de « charges salariales et patronales » et fait apparaître ces prélèvements comme étant un premier impôt sur les revenus prélevés à la source et toujours payé à l’origine par les clients (dont vous et moi). Ce concept n’a rien à voir avec la notion politique et paritariste de « bulletin de paie supposé vérité » et qui sur le fond continue à entretenir cette notion marxiste de la lutte des classes dont le seul résultat aura été de protéger et entretenir les pouvoirs du « tout collectif » !

 

Le bulletin de salaire « complet »

 

Tous les vrais revenus du travail et tous les prélèvements dits « sociaux » sont complètement inclus dans ce bulletin et très logiquement présentés. Tout redevient alors compréhensible.

 

Supposons un jeune couple parisien où chacun gagne 2 000 e brut par mois. Les chiffres ci-après ne prennent pas en compte l’impôt sur le revenu, ni la TVA, ni les éco-taxes (si jamais tous les revenus étaient consommés). En revanche, ils prennent en compte la CSG, la CRDS et fusionnent bien sur les parts salariales, les parts patronales et connexes prélevées à la source.

Les chiffres ci-dessous ont été arrondis pour faciliter la lecture. Dans notre exemple, le salaire net payé sera proche de 1 600 e par mois et par personne, tandis que le salaire complet sera proche de 3 200 e, soit 6 400 e à deux (à peu près 42 000 francs par mois) avec les charges sociales et les autres prélèvements obligatoires actuels. Nous dressons le bulletin de salaire complet :

On notera le coût exorbitant de l’assurance maladie (€ 11 760 par an pour un couple) comparativement à des fournisseurs concurrentiels (3 à 4 000 € par an pour une famille de 4 à 5 personnes). Pour un couple de cadres gagnant le double ou le triple, l’assurance maladie coûtera deux ou trois fois plus cher.

 

Ce premier exemple fait comprendre que le système français de prix et de contrat est faussé. Nous pouvons d’ailleurs remarquer que la médecine du travail (monopole par département) facture en moyenne € 72 la consultation en camion contre € 22 chez un médecin généraliste dans son bureau.

Mais il est vrai que ces € 22 sont tout aussi faux en termes économiques que les € 72 : ce sont des prix administratifs qui sont la conséquence des monopoles ou des réglementations.

 

Les filières dites « sociales »

 

Rappelons que ces filières dites « sociales » produisent des services et de ce fait sont comparables aux productions d’assurance, de pain ou de véhicules...

 

C’est, en sciences économiques, le principe de l’équivalence des « objets ». On n’oserait imaginer un prix de la baguette de pain ou de la voiture proportionnel aux salaires !

 

Et pourtant, telle est cette réalité pour les filières dites « d’assurances

sociales », qui sont de plus obligatoires !

C’est un peu comme si le système considérait que se nourrir et se déplacer sont moins importants que s’assurer contre les aléas de la vie.

 

Par ailleurs : quid des désirs des personnes quant à l’allocation de leurs propres ressources selon leur choix ? Je vous laisse juge !

Et une fois encore, tout cela n’empêche pas de porter secours à celui ou celle qui serait sans travail ou handicapé. Avec ce projet, il s’agit de bien faire les comptes, et de respecter les contribuables.

 

La première obligation qui nous est due est de nous révéler le montant exact de nos impôts. Le salaire complet le fait apparaître !

 

Bien sûr, le libéral que je suis considère que la liberté, la propriété et la responsabilité individuelle favorisent spontanément la multiplication des richesses, leur libre exercice, leur redistribution spontanée via les évolutions positives des carrières et des rémunérations, et donc la réduction de la pauvreté. Et si jamais votre patron n’est pas correct avec vous, alors changez-en comme vous changeriez de chemise (et cela lui servira de leçon). Encore faut-il qu’il y ait assez d’entreprises donc d’entrepreneurs, pour qu’on puisse en changer facilement ! Ce qui n’est pas le cas en France.

 

Le calcul actuariel des retraites

 

Revenons à ce couple.

On supposera que tous les deux travailleront 41 ans soit 492 mois de cotisations.

Chacun placera, dans le cadre du salaire complet,610 par mois sur un compte d’épargne privée, rémunéré à 3 % avec un taux omposé mensuellement, et dédié à leur future retraite.

Ce taux de 3 % est faible par rapport à la moyenne de 4,5 % constatée sur les 25 dernières années.

On supposera qu’ils prendront leur retraite à l’âge de 62 ans, pour une durée de 25 ans.

Ainsi, chacun d’entre eux se retrouvera avec un capital de plus de €550 000 soit  € 1 100 000 à eux deux (hors incidence de la fiscalité).

 

Aux mêmes conditions financières que précédemment, ils souhaiteront recevoir une rente, au terme de leur plan d’épargne retraite.

Selon nos hypothèses, cette rente durerait 25 ans et chacun recevrait net plus de  € 2 500 par mois (hors incidence de la fiscalité).

 

Il convient ici de déduire une assurance-maladie, régime de base et régime complémentaire, sauf spécificités contractuelles et assurancielles des fournisseurs concurrentiels en la matière. Il leur resterait, dans tous les cas, net plus de  € 2 000 par mois et par personne.

 

Il convient aussi de signaler qu’en cas de malheureuse disparition avant cette moyenne d’âge, le capital épargné sera alors transmis à qui de droit selon le choix des intéressés, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui en France.

En effet, actuellement, aucun capital n’est épargné dans le cadre de notre système communisé (les cotisations de l’année « permettent » le paiement des retraites de cette même année).

 

Un dernier point : sur la base d’un salaire net payé de  € 1 633 par mois aujourd’hui, la retraite mensuelle future de la répartition collectiviste devrait se situer, dans les années 2050, en valeur actuelle, entre 850 à 1 100  € (sans changement de la fiscalité ni effondrement du système de retraite).

 

On notera que c’est la génération suivante (piégée par le système) qui devra payer ces retraites si cela lui est encore possible !

Mais vraisemblablement, elle préférera passer au principe de l’épargne et aux techniques de capitalisation.

Et cela permettra une augmentation des capitaux et une croissance économique plus rapide.

 

Le coût des prélèvements en 2009 :

exemple d’un groupe industriel.

 

Pour un effectif de 820 personnes en France, composé de cadres, d’ingénieurs, de contremaitres, de techniciens et d’ouvriers spécialisés ou non, le net payé total à la masse salariale avoisine € 17 millions par an, auxquels s’ajoutent environ € 15 millions de charges sociales et divers coûts liés aux effectifs, soit € 32 millions.

 

Avec les paramètres d’autres pays, l’équation aurait été d’environ € 19 millions de salaires net payés et d’environ  € 6 millions de prélèvements, soit  €25 millions d’euros.

On constate ainsi un écart de  € 7 millions entre les deux

systèmes.

Cet écart représente, pour l’employeur, plus de 10 points de marge nette, soit en général le gros de ses profits potentiels, ce qui explique en partie la situation industrielle de la France.

Il convient de signaler que, dans ces autres pays, les personnes auraient dû épargner environ 5 à 10% de leur salaire net payé pour financer leur retraite.

 

Le tableau ci-après donne le détail des prélèvements supportés par un

groupe industriel français, ainsi que leur évolution dans la période 2001-2009.

Tous les chiffres ont été calculés par les services comptables et de paie de ce groupe.

Bien sûr, les embauches, les départs en retraite, les démissions et les licenciements influencent ces calculs selon les années. Ils ne doivent pas cacher la baisse des effectifs de 25,5 % sur la période ni la baisse de la masse salariale complète qui n’a été que de 8,4 %.

 

On notera les hausses à deux chiffres (hors inflation) des charges de transport, des « assurances maladie complémentaires », des « assurances accident du travail », des taxes d’apprentissage et de formation, et des « impôts logement » malgré les baisses d’effectifs évoquées.

 

On remarquera aussi les écarts entre 2005 et 2009. Paradoxalement, ils font apparaître l’énormité de la hausse des prélèvements (en taux et en niveau) et laissent imaginer leurs conséquences sur un groupe ouvert et en concurrence avec le monde entier, comme si, de plus, tous les gains de productivité (et au-delà...) avaient été captés par le système « sécu ».

 

Système qui dérive quasiment tout seul, c’est-à-dire hors le libre choix des personnes, et qui exploite tous les jeux des corporatismes dominant, à mille lieues des processus vertueux du libre échange et des droits de propriété !

 

 

Prélèvements supportés par un groupe industriel français (début) (période 2001-2009)

Quelques aspects individuels à mesurer

 

Seule la hausse de 150 % des tickets restaurants est acceptable puisque qu’elle est le résultat d’un libre choix de l’entreprise. Il reste que ces tickets restaurant ne sont pas autre chose qu’un revenu net, sans taxe, et que ceux-ci pourraient donc être directement intégrés dans les salaires, on éviterait ainsi l’impression et la distribution de chèques dont le coût unitaire est de 1 cent, soit pour le pays tout entier, une dépense d’impression supérieure à e 30 millions/ an, strictement inutile puisque les sommes correspondantes figureraient sur les bulletins de salaire et feraient ainsi partie des salaires.

 

Sur le plan des principes économiques, ces tickets « restaurant » sont aussi une sorte de monnaie, dédiée uniquement et réglementairement à la consommation de biens alimentaires. Ces chèques sont émis par quelques entreprises plus ou moins privées et agréés par les autorités publiques.

 

Nous avons là, une fois de plus, tous les ingrédients d’un système collectivisé, fait de copinages, de manipulations sociales et économiques et, en prime, de faux emplois !

 

C’est encore un exemple de gaspillage, « à la française », résultat de la bureaucratisation/syndicalisation, de mèche avec le clientélisme électoral , lui-même source de rentes et/ou de « vilaines » contributions aux carrières des uns et des autres ! « Vilaines » car non respectueuses des personnes et de leurs libres décisions quant à l’allocation de leurs propres ressources.

 

En outre, à l’aide de cette grille d’appréciation, nous pouvons analyser l’impôt logement, l’impôt d’allocation familiale, d’assurance chômage...etc. et leur appliquer la méthode du calcul actuariel qu’on a tendance à réserver aux seules retraites.

 

Remarquez que vous payez des cotisations « sécu » complètes pendant 41 ans de carrière et n’en bénéficierez que pendant « X » années... sous certaines conditions de famille ou de situation décidées nationalement.

 

En fait, personne n’est jamais pris en charge gratuitement, comme certains qui se targuent d’avoir un « grand coeur » le colportent. D’ailleurs « pris en charge par qui .... », « comment », et « pour combien de temps ? »

 

Comme ce genre d’énigme ne peut que prendre plusieurs décennies avant d’être décrypté (étant donné le labyrinthe des systèmes sociaux et fiscaux) et que les facultés d’oubli de chacun sont tenaces, il convient de favoriser les connaissances et/ou de réduire les ignorances. C’est l’intérêt du salaire complet.

 

« Force et honneur » pour nos entrepreneurs et nos managers !

 

Il convient de signaler que si le groupe n’avait pas eu le courage de se réorganiser et de s’adapter, il aurait « disparu » comme ce fut le cas, en 30 ans, pour 90 % de ses concurrents d’origine française (soit plus de 20 000 emplois détruits dans ce secteur économique de la métrologie professionnelle).

Gageons qu’il en va de même pour toutes les autres industries. Ce mot « disparu » est simple, pourtant ceux qui ont vécu les évènements qui y sont associés et les pertes de valeur qui les sous-tendent, en savent l’horreur.

 

Ce sont des situations, ou malgré tout, les dirigeants comme leurs salariés doivent conserver la maitrise d’eux-mêmes et une capacité à renaitre au cas où ... !

Ils savent que chaque personne souhaite accéder aux meilleurs produits, aux meilleurs prix, ce qui est une démarche tout à fait rationnelle.

Ils sont sensibles à l’importance de la compétitivité des entreprises et donc des États (compte tenu de leurs poids et des boulets qu’ils représentent) dans lesquels elles se trouvent localisées.

 

Pour la France entière c’est plus de 3 millions d’emplois industriels qui ont été détruits en trente ans. Certes, ces emplois auraient peut-être été détruits naturellement et remplacés tout aussi spontanément par d’autres productions dans le « cadre » d’un véritable libre marché (ce qui n’est pas le cas en France).

 

Ce que nous pouvons démontrer, c’est que la disparition de ces industries a été massivement accélérée par les aberrations des systèmes fiscaux, sociaux, monétaire, et réglementaires, sans pour autant générer, tout aussi massivement, de nouvelles richesses et, en conséquence, de nouveaux emplois.

 

Là est le dommage en France pour chaque secteur d’activité. On notera que ni les politiques industrielles, ni les subventions pendant 60 ans en provenance de cet État français (et d’autres) n’ont véritablement inversé les réalités, à savoir celles des prélèvements incessants, massifs et non sécurisés, cause de nos soucis. Moins d’impôts et plus aucune subvention auraient été plus efficaces,

moins causes d’instabilité.

Cela n’aurait pas « favorisé » arbitrairement un secteur économique plus qu’un autre comme l’ont fait le lobbying politico-industriel et le jeu des pouvoirs !

 

Ces dommages ne sont pas révélés par les statistiques officielles de l’INSEE en raison de l’erreur commise sur le périmètre d’analyse en longue période. En effet, l’INSEE compare les entreprises existantes à ce qu’elles étaient dans le passé. Il ne mesure que la performance des entreprises survivantes. La bonne démarche serait de prendre, secteur par secteur, les entreprises qui existaient il y a 20 ans par exemple et celles qui existent en 2010...

 

Le paritarisme est anti-démocratique

 

Une étude sur une période plus longue démontre que si les taux de prélèvements sociaux du début des années 80 étaient toujours restés les mêmes, alors, en 2009, cette entreprise aurait fait l’économie de 5 à 8 millions d’euros (selon les méthodes de calcul retenues).

 

Ces prélèvements des années 80 étaient tout aussi irrationnels que ceux d’aujourd’hui, ils démontrent l’incapacité des systèmes « collectifs » à s’adapter ou à réagir aux drames financiers et humains. Ce sont en effet des drames puisque beaucoup d’entrepreneurs ont fait faillite et que les nouveaux emplois n’arrivent pas à émerger en masse, compte tenu des quasi rackets dits démocratiques à quoi procèdent ces filières en principe « sociales et paritaristes ».

 

Les pertes de valeurs et de « sueurs » ont leur équivalent en termes de disparitions d’emplois et d’augmentation du nombre de chômeurs !

Tout cela est logique puisqu’en toute mécanique holiste, il n’y a plus d’individus responsables ni de relations de proximité. On remarquera que le paritarisme (cinq syndicats, un patronat et les hommes du Conseil d’État qui avalisent les décisions, sans compter les politiques et leurs ministères ) est générateur de réglementations et de prélèvements obligatoires « sociaux » (donc fiscaux) qui ne sont pas votés par le parlement comme c’est le cas pour le reste des impôts... alors que le montant de ces dépenses est supérieur au montant du budget de l’État.

 

Tous ces prélèvements sont proportionnels aux salaires dans 95 % des cas et ne peuvent faire l’objet d’aucune mise en concurrence. La « sécu » et toutes ses caisses ont des pouvoirs de coercition sur les entreprises et les individus supérieurs à ceux du « fisc », jusqu’aux blocages de comptes bancaires, pratiquement immédiats en cas de défaut de paiement. Cette situation perdure depuis fes années 1945-1946 et sans consultation des Français !

 

Depuis cette époque, la bureaucratie et ses ayants droit ont multiplié les interventions en affichant une omniscience qui serait génératrice de « paix sociale » ! : Kidnapping, chantage, violence, pillage, grèves, égoïsme des corporations... voilà le lot annuel de la France alimenté par quelques activistes « que tout le monde nous envie... » !

 

Les coûts incommensurables

 

Ces méthodes de calcul ne tiennent pas compte de l’évolution du temps de travail et des congés payés et autres RTT qui, sur ces 3 décennies, ont beaucoup évolué. Tous avantages confondus (57e semaine, passage de 39 H 30 à 38 H 30/semaine, jours d’ancienneté, heures de délégation syndicale et politique, passage à 35H/semaine, etc.), nous sommes passés, annuellement, de près de quatre semaines de repos payées à neuf semaines, hors jours fériés.

 

Ce niveau est unique au monde et correspond à un excédent de masse salariale payé... à nous reposer de prés de 8 %.

 

Sur ces bases, nous pouvons donc imaginer l’évolution des taux horaires productifs et une fois de plus comprendre pourquoi l’industrie française a autant souffert. On peut imaginer la hausse des prix qui en a résulté en France dès lors que les clients étaient d’accord...

 

Malgré tous les gains de productivité, les industriels qui sont encore en activité n’ont résisté que par des efforts de créativité et de rigueur extrêmes.

 

Dans certains secteurs industriels, c’est plus de 90 % des producteurs/concepteurs qui ont disparu et/ou qui ont été absorbés par les rares survivants ou encore remplacés par des distributeurs ou filiales d’origines diverses.

 

Cette situation est la conséquence de ce qui précède. Le dommage ce n’est pas la libre concurrence, bien au contraire, mais c’est le torpillage des activités par tous ces monopoles.

La perte des savoirs, étant données toutes ces disparitions industrielles, est elle aussi incommensurable !

 

Enfin, l’impact de tous ces événements et autres réglementations sur la vie des uns et des autres n’est pas non plus « mesurable » mais bien réelle : l’impact sur la vie des uns et des autres se perçoit à travers l’incertitude, l’instabilité des comportements, les pertes de repères et l’oubli des valeurs essentielles et des responsabilités.

 

En définitive, ce n’est pas l’Inde, l’Afrique ou la Chine qui ont « carbonisé » l’industrie française, c’est la France elle-même par son système social, fiscal, monétaire et réglementaire, en termes clairs : sa concrète « communisation » depuis plus de soixante ans.

 

Comment introduire le salaire complet dans une entreprise

 

Tout a commencé, dans notre entreprise, par des lettres privées, des notes internes, puis par des formations en sciences économiques pour tout le personnel (sous la responsabilité de l’équipe de SIPFOP, une semaine de formation par groupe de dix personnes conclue, chacune, par mon intervention ; près de 100 réunions au total).

 

Compte tenu des réactions remarquables des uns et des autres, j’ai rédigé un questionnaire en 40 points sur l’ensemble de ces sujets. Les réponses ont été très encourageantes, très positives par l’expression d’une volonté d’approfondir les connaissances acquises. Chacun, bien sûr, a eu connaissance des résultats.

 

C’est ainsi qu’en 1995, le premier bulletin de salaire complet (cf. annexe) fut créé à un moment de profondes difficultés économiques après le décrochage de 1993.

 

Dans un pays comme la France, quand vous avez un lourd système fiscal et social, qui s’alourdit chaque année en complexité, en incertitude juridique, en rétroactivité et en surcoût, un chef d’entreprise a bien du mal à exercer son métier et à continuer à créer des richesses. J’ai assisté ainsi, pendant des décennies, de crise en crise, à la disparition de mes confrères et de mes clients industriels, et j’ai fini par comprendre que tout le système français était vicié, voire vicieux.

 

J’ai fait ce constat dés les années 80. Je voyais disparaître, une fois de plus, et en pleine crise, tous nos efforts en matière de recherche, de gain de productivité et de conquêtes commerciales. Les mondes politiques, syndicaux et patronaux m’ont semblé complices de ces dérives.

C’est en 1990, à la suite de nouvelles taxes et réglementations, que j’ai décidé d’agir. J’étais révolté et j’ai lancé le salaire complet à l’intention de mes salariés et de toute l’entreprise, un peu comme un de « kit de survie » philosophique, économique et industriel, libre, indépendant, affranchi de tous les pouvoirs ! Telle est toujours ma forte motivation.

 

Les responsabilités du monde politique et du paritarisme

 

Ce ne sont pas les politiques qui ferment les usines et en licencient le

personnel mais ce sont leurs décisions électoralistes et médiatiques qui en sont responsables. Fermetures d’usines et licenciements sont les conséquences de leurs choix fiscaux, sociaux, réglementaires et monétaires. Ils ne vivent pas tous ces drames financiers et humains ; ils n’ont pas à les « gérer » alors qu’ils en sont la cause ! Et ce « cirque » continue de façon accélérée depuis trois décennies.

 

Il est vrai que cette méfiance vis-à-vis du monde politique avait déjà été « alimentée » au moment de la création de l’IGF, devenu ISF.

Cet impôt et ses évolutions ont réduit la propriété et ont conduit des familles entières à l’exil sans compter d’autres situations ubuesques (1).

(1) Faire payer à des gens au revenu modeste, ou sans revenu, un impôt exorbitant sur leur terrain devenu « à la mode » !

 

 

Il fallait oser ! Ils l’ont osé en présentant cela comme de la justice fiscale...

 

Il en va de même pour les prélèvements sur la générosité ou sur la mort, dits de succession ou de donation selon le jargon officiel.

De quoi vous transformer en dissident !

De quoi réduire les investissements et les engagements personnels des uns et des autres !

 

Si vous voulez des emplois, il faut des entreprises, il faut des entrepreneurs riches en idées, en capitaux, armés de sérieux et de courage. Des personnes qui prennent des risques !

 

Nos systèmes publics écrasent tout cela par leurs multiples interventions supposées omniscientes. Sortir de la paupérisation orchestrée par l’ignorance et l’irrationalité des systèmes politiques et paritaristes demeure une urgence.

Nous avons la chance de disposer de la technologie et du marché des

assurances, une technologie assez récente dans l’histoire de l’humanité ; il serait temps d’en prendre acte et de s’en servir !

 

Les expressions « charge patronale » ou « cotisation salariale » laissent croire que c’est le patron ou le salarié qui paie alors que c’est toujours le client, c’està--dire vous et moi. Vous pourriez gagner par votre travail deux fois plus que vous ne recevez, mais le système social, supposé de solidarité, en prélève la moitié, à la source, pour la redistribuer immédiatement. Une redistribution hasardeuse, impossible à évaluer, au coût non révélé !

 

Le salaire complet : une arme capitale dans le combat pour la liberté

 

Ainsi vont nos monopoles et nos institutions paritaires, suite à la politisation généralisée de notre pays. Pays qui a confondu cette belle notion de générosité volontaire des uns envers les autres avec une violente « communisation » imposée à tous. Nous en payons les conséquences par la disparition de l’industrie et la multiplication du nombre de pauvres, comme en son temps à l’Est du rideau de fer.

 

Le salaire complet est une arme capitale pour sortir librement et sereinement des aberrations de notre fiscalité, des mensonges de nos systèmes sociaux, de l’étatisation de notre économie, en un mot : du socialisme. Plus que jamais, l’individu est l’avenir de notre pays. Laissons le libre de bâtir sa destinée, en coopération avec autrui, dans le respect de chacun et de ses droits de propriété.

 

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